Le presbytère de Borley

Le chasseur de fantômes Harry Price mène l’enquête à Borley

Borley est un petit village situé dans le comté de l’Essex, sur la côte Est de l’Angleterre. Son presbytère serait hanté depuis plusieurs siècles.

Dans les années 1930, ce sont les recherches du célèbre chasseur de fantômes, Harry Price, qui ont permis d’étendre la notoriété des lieux à l’ensemble du Royaume-Uni.

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source image : portedutemps.net

Le presbytère de Borley, selon la légende

Construit à la demande du révérend Bull, en 1863, sur l’emplacement d’un ancien monastère du XIIIe siècle, le presbytère de Borley fut pendant plus de soixante-dix ans le théâtre d’une succession de hantises dont l’origine daterait du moyen-age.

La légende raconte qu’un moine de Borley aurait vécu un amour interdit avec une religieuse du couvent de Bures (Comté du Suffolk). Les deux amants auraient cherché à s’enfuir en se cachant dans une calèche. Arrêtés peu de temps après leur départ, ils furent condamnés à mort à l’issu d’un procès vite expedié. Le moine de Borley fut pendu et sa maîtresse fut emmurée vivante dans son couvent.

Des l’emménagement du révérend en 1863, des rumeurs de fantômes hantant le presbytère commencèrent à se répandre dans toute la région. On évoquait des bruits, des hurlements venant d’outre-tombe, des chevaux fantômes au galop tirant une calèche, des déplacements d’objets, des coups frappés dans les murs, des apparitions cauchemardesques comme celles d’un moine sans visage ou d’une nonne tout de noir vêtue…

Les faits furent cités en détail dans un article du « Daily Miror » publié en juin 1929. Selon le journal britannique, les membres de la famille du révérend Bull moururent l’un après l’autre. En Octobre 1928, ce fut au tour de la famille du révérend Smith de prendre possession des lieux. Les Smith évoquèrent pour le journal, les phénomènes paranormaux qu’ils prétendaient vivre au quotidien. L’article du « Daily Mirror » parvint jusqu’à  Harry Price, le chasseur de fantômes.

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Le presbytère hanté de Borley construit sur l’emplacement d’un ancien monastère du XIIIe siècle. Harry Price, fondateur du Laboratoire National de Recherches Psychiques en 1926 et célèbre chasseur de fantômes , enquêta sur les lieux pendant une dizaine d’années.

Harry Price mène l’enquête

Harry Price se rendit à Borley le 12 juin 1929 avec l’intime conviction que toute l’affaire n’était qu’une vaste supercherie. Muni d’appareils sophistiqués pour l’époque (appareils-photos, caméras infrarouges, matériel pour relever les empreintes digitales, petites boules de mercure pour détecter la moindre vibration…), il entendait démasquer les « fantômes » du presbytère de Borley.

Une fois sur place, Harry Price dut revoir son jugement. Il assista à des jets de pierre, il observa des clefs sorties des serrures, des objets se brisèrent sous ses yeux… Pour Price, cela ne faisait plus aucun doute, le presbytère de Borley était bien « la maison la plus hantée d’Angleterre ». Les Smith furent contraints de quitter les lieux précipitamment.

En 1930, les clefs du presbytère furent confiées à la famille du révérend Foyster, Lionel cousin de feu le révérend Bull, Marianne son épouse et leur fille Adelaide emménagèrent en octobre de la même année. L’intensité des phénomènes fut telle que les Foyster n’hésitèrent pas à faire appel à des médiums pour entrer en contact avec les esprits des lieux. Plusieurs séances d’exorcisme furent également organisées ; Sans résultat.

En septembre 1931, Harry Price décida de revenir sur les lieux. Comme lors de son premier séjour, le chasseur de fantôme assista sans relâche à des manifestations d’une rare violence : Marianne fut tour à tour giflée, molestée et presque étouffée par une entité, des pierres furent lancées à plusieurs reprises sur les résidents, des messages furent écrits sur les murs, sur les miroirs, une étrange musique se fit entendre près de l’église, le vin de messe se transforma en encre… « La maison la plus hantée d’Angleterre » ordonnait au Foyster de quitter les lieux. Leur départ eut lieu en 1935.

Le presbytère de Borley restera inoccupé pendant plusieurs mois, jusqu’à l’arrivée du pasteur Henning en mars 1936. Comme ses prédécesseurs, il rejoindra un endroit plus paisible, 6 mois après son arrivée.

Dans les semaines qui suivirent, Harry Price décida de poursuivre ses investigations et loua le presbytère afin de mener à bien son enquête. Entouré d’une cinquantaine de collaborateurs, ses recherches se firent sans relâche pendant quatorze mois.

Lors d’une séance de oui-ja, les enquêteurs eurent la certitude d’avoir découvert l’identité de la religieuse : Marie Lairre, une nonne française qui fut contrainte de quitter le couvent du Havre au XVIIe siècle afin d’épouser Henry Waldegrave, un riche héritier de Borley. Malheureusement, celui-ci l’assassinera et enterrera sa dépouille dans la cave de son manoir (anciennement érigé sur le site du presbytère). Son âme aurait donc été condamnée à errer.

Lors d’une autre séance, un esprit du nom de Sunex Armures se présenta aux médiums et prédit un terrible incendie dans le presbytère. Prédiction qui se vérifia le 27 mars 1939. Les flammes ne laissèrent que des ruines. Elles furent détruites la même année par le nouveau propriétaire des lieux : le Capitaine W.H. Gregson.

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 Apparition spectrale photographiée en 1923 par l’un des fils du révérend Bull.

La scène se déroule dans le jardin du présbytère de Borley

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Des messages étaient fréquemment inscrits sur les murs.

Ils auraient été écrits par les fantômes de Broley. Ici un message adressé à l’attention de Marianne Foyster

Les contre-enquêtes de la S.P.R

Plusieurs experts émettaient des réserves parfois virulentes sur les recherches d’Harry Price. Parmi eux, Eric Dingwall, directeur de la S.P.R (Society Psychical Research Phenomena).

Aux termes d’une contre-enquête menée juste après le décès d’Harry Price, Dingwall lui reprocha notamment d’avoir falsifié les déclarations des principaux témoins. Il apparaît notamment que le révérend Smith n’aurait jamais affirmé avoir crû aux hantises du presbytère. Il n’empêche que son témoignage fut bien à la une du « Daily Mirror » en 1929. À l’époque, M.Smith n’hésitait pas à dire qu’il était régulièrement confronté à des manifestations de types « surnaturelles ».

Plusieurs années après les différents constats établis par Eric Dingwall, la S.P.R valida l’enquête de Price.

Harry Price mourut en 1948 laissant derrière lui de nombreux ouvrages dont « La maison la plus hantée d’Angleterre-10 ans d’investigation » et « La fin du presbytère de Borley » publiés outre-manche en 1940 et en 1943.

On lui doit également un manuel du parfait chasseur de fantômes qui fait, aujourd’hui encore, office de référence.

source : besoin de savoir.com

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