Paranormal Nord – Pas-de-Calais (2/3) : maisons hantées, entre mythe et réalité

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Les maisons hantées. Si, dans le Nord – Pas-de-Calais, on pense spontanément à celle de Villeneuve-d’Ascq), nombre de villes ou villages ont leur propre bâtisse maudite. Et bien sûr dès que l’on touche au paranormal, les rumeurs vont bon train, même si parfois, elles ne sont vraisemblablement que rumeurs. Tandis que d’autres maisons ont un passé bien tragique. L’une des variables essentielles pour qualifier une maison de « hantée ». Quant à démêler le mythe de la réalité… Après notre retour à Mentque-Nortbécourt la semaine dernière, c’est le deuxième volet de Paranormal Nord – Pas-de-Calais (*).

C‘est la maison hantée la plus célèbre de la région. Voire même l’une des plus connues de France. Elle a déjà eu les honneurs de plusieurs médias (télévision, écrits ou web). Sur le net, d’ailleurs, tapez maison hantée dans Google, vous tomberez forcément dessus. Je suis, je suis Hem-Villeneuve-d’Ascq bien sûr (elle est située sur le territoire de la ville nouvelle, mais couramment attribuée à Hem). Une bâtisse construite dans les années 30 dans laquelle un enfant de 5 ans serait mort mystérieusement il y a quelques années… Histoire tragique qui aurait eu des répercussions bien au-delà de la famille. Plusieurs locataires auraient occupé cette maison. Prenant tous leurs jambes à leurs cous au bout de quelques mois, voire même y mourant dans des conditions étranges… Des ouvriers y effectuant quelques menues rénovations auraient eu la désagréable surprise de retrouver la maçonnerie endommagée après une nuit de sommeil. Jusqu’au rachat dernièrement de la maison par une assemblée évangélique…

La maison Hantée de Villeneuve-d’Ascq par andersonxxxx

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A BÉTHUNE, UNE JEUNE FILLE SE PEND, UNE FAMILLE OBSERVE DES PHÉNOMÈNES ÉTRANGES

Maison hantée. Le terme peut faire frissonner voire sourire. Mais rarement laisser indifférent. Car que l’on croit au phénomène ou non, peu de gens s’aventureraient à acheter – ou habiter – une maison au passé sulfureux. A moins de vouloir faire une très bonne affaire financière. Il y a quelques années, le très sérieuxLibération avait même consacré une page au sujet en interrogeant quelques spécialistes de l’immobilier. C’est dire… A Mentque-Nortbécourt, où nous étions la semaine dernière, on se doute que la maison va peut-être avoir du mal à être relouée dans l’immédiat. Bref, il y en a que ça ne fait pas sourire, loin de là.

Autre personne que les maisons hantées ne font pas sourire : l’une des sommités régionales  sur le sujet, Bernard Coussée, par exemple. Le président du Cercle d’études mythologiques est l’auteur de plusieurs livres sur les mythes et légendes du Nord – Pas-de-Calais (quelques-uns sont publiés chez De Borée, retrouvez également la liste complète sur Wikipedia). « Personne n’est fou dans ces histoires, nous confiait-il il y a quelques semaines. J’ai recueilli de nombreux témoignages et je peux vous dire que les gens sont sains d’esprit. Et de profils sociologiques tout à fait variés. Mais je fais un travail d’enquête car il faut bien sûr prendre beaucoup de précautions sur ces sujets. » Il rappelle ainsi l’histoire d’une maison béthunoise. Entre 1968 et 1977, une famille vivra des événements étranges. Tour à tour, les membres de la famille apercevront un homme se baladant. Le chat est constamment effrayé. L’horloge ne fonctionne pas… Juste dans cette maison bien sûr. Le mari fait une dépression. Et avant de quitter la maison, comme d’autres jeunes couples qui avaient vécu ici avant, ils apprendront qu’une jeune fille s’était pendue ici-même des années auparavant…

Lire la suite sur le site source Dailynord 

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Mise à jour par Era pour Paranormal à la Une le 21-5-2013 à 06h 15

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Montivilliers – Loups-garous. Ces bêtes de légendes en Normandie

La revue Patrimoine normand consacre un dossier aux loups-garous et autres bêtes féroces qui auraient erré en Normandie. L’historien Stéphane William Gondoin part sur leurs traces.

Les forêts normandes abritent-elles des secrets et des bêtes sauvages ? ©Stéphane William Gondoin.

La légende de la bête du Gévaudan a la canine dure. L’animal mystérieux aurait tué, entre 1764 et 1767, plus d’une centaine de personnes en Lozère. Le mythe continue de hanter les esprits. Il n’en fallait pas davantage pour intriguer l’historien de Seine-Maritime, Stéphane William Gondoin, qui consacre un dossier à ce thème :

« Il existe quantité de bêtes du Gévaudan partout en France, et donc aussi en Normandie. Les cas ont simplement été moins “médiatisés” que celui du Gévaudan, et occultés par lui. »

Dans les premiers temps de la chrétienté, l’Église considère cette croyance comme la trace persistante  du paganisme. Seul Dieu décide du sort de l’homme et aucun être ne peut se métamorphoser sans intervention divine, donc les loups-garous ne sauraient exister : 
L’archevêque de Rouen, Saint Ouen, fait pour sa part allusion au pouvoir présumé de la lune : « Dieu a fait la lune pour marquer les temps et tempérer mes ténèbres de la nuit (…) et non pour rendre les hommes fous, comme les sots le pensent, eux qui croient que les démoniaques souffrent à cause de la lune.»»

Dans la forêt des Cinglais, près de Caen, mais aussi à Évreux…

Des récits d’attaques de bêtes jalonnent l’histoire normande :

« Au moins deux cas sont connus, l’un dans la forêt de Cinglais (au-dessous de Caen) puis la forêt d’Évreux dans les années 1632-1634 et un autre dans l’Eure, dans les années 1710. Là, il ne s’agit pas de légendes, mais de faits biens réels : des gens se sont fait croquer. » 
Stéphane William Gondoin évoque aussi une rencontre que le Duc de Normandie Richard II aurait faite : « un bref texte datant de la charnière des XVes et XVIessiècles prête au duc une rencontre peu amicale avec un mort vivant nommé “Gargarouf”‘»

Une légende au pied du pont de Tancarville

La légende la plus proche serait celle de Saint-Samson-de-la-Roque (Eure), au pied du pont de Tancarville :

« L’évêque de Dol (de Bretagne), Saint Samson, passe pour avoir triomphé d’un dragon qui terrorisait les habitants de l’estuaire de la Seine au VIe siècle. »

D’autres récits de varous, vocable par lequel on désigne les loups-garous en Normandie, sont recensés, mais sans faits réels pour venir les étayer. Amateurs de légendes et de sensations fortes, promenez-vous sur les terres normandes et traquez l’étrange. 
Non loin du Havre, s’élevait naguère un mégalithe au carrefour de la Pierre Grise, entre Montivilliers et Saint-Martin-du-Manoir : « Le lieu était fréquenté par des dames blanches. Qui sait si elles n’y dansaient pas avec quelque sorcier un brin varou ? » Brhhh, on frissonne déjà.

  • Infos pratiques : 

    Patrimoine normand, N°84

    Disponible dans les (bonnes) librairies. Prix : 6,75 euros.

Source : 76actu.fr

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Mise à Jour Era pour Paranormal à la Une le 10-5-2013 à 1 heure

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Maisons hantées et fantômes : récits en Haute-Normandie

Les murs auraient une mémoire et conserveraient le souvenir de leurs habitants. On connaît l’Écosse pour ses fantômes mais la Normandie abrite aussi quelques récits à frissonner…

Fantômes, âmes errantes et esprits frappeurs ont élu domicile en Normandie (©Fotolia).

Fantômes, âmes errantes et esprits frappeurs ont élu domicile en Normandie (©Fotolia).

Qu’on les appelle entités, esprits ou fantômes, les âmes hanteraient des lieux dont les murs auraient conservé la mémoire. Légende ou réalité ? Qu’on y croit ou pas, nombreux sont les récits qui rapportent des phénomènes étranges et angoissants observés ou ressentis par des humains. C’est à un gendarme que l’on doit une véritable étude des phénomènes de hantises. Le gendarme Émile Tizané rapporta ainsi de nombreux cas de hantises et de poltergeists, dans Le mystère des maisons hantées (1977) marchant sur les pas de Camille Flammarion qui avait déjà écrit son ouvrage Les maisons hantées. Aujourd’hui,  des centres sur le paranormal dans les universités se penchent sur ces manifestations étranges qui viennent rompre l’harmonie d’un lieu. Récemment, un petit village du Nord s’est rendu célèbre pour les phénomènes étranges qui se sont déroulés dans un pavillon de Mentque-Nortbécourt.

Découvrir le reportage de France3 Nord-Pas-de-Calais, ici :

Âmes errantes et esprits au Havre

Les phénomènes observés sont divers : déplacements d’objets, courants d’air froid, bruits dont la source demeure non-identifiée, apparitions… autant de manifestations recensées et de témoignages recueillis. Le Havre n’échappe pas à cette tradition des hantises. Il existe plusieurs sites hantés dans la ville, mais, souvent, leurs propriétaires préfèrent demeurer muets sur ces habitants d’un autre-monde qui pourraient faire fuir tout acheteur potentiel. Si les témoignages recueillis et entendus rapportent des phénomènes, peu nombreux sont les témoins qui parlent sans honte. Jean-Michel Harel a néanmoins rassemblé ces contes et légendes dansVisite du Havre des légendes et coutumes, un recueil de 42 pages, trace des visites guidées effectuées autrefois par le Havrais, consultable à la bibliothèque Armand Salacrou du Havre, évoquant ainsi les étranges récits de la cité. Au Havre, plusieurs lieux auraient été hantés : une maison du quartier Saint-Vincent aurait abrité des Haïtiens qui auraient pratiqué le Vaudou.

« Toute la côte est très marquée sur le plan spirituel ; ce qui pourrait expliquer les récits qui entourent certains sites : on dit que l’église Saint-Michel D’ingouville abriterait un secret caché dans une tombe diabolique. De même, revenants et briseurs de vitres auraient rôdé près de la côté d’Ingouville », indique Jean-Michel Harel.

Voilà qui fait froid dans le dos.

Des forces et présences observées en centre-ville

Parmi les nombreux récits qui circulent, il en est un qui rappelle les plus mauvais films d’angoisse : un tunnel abriterait une force que certains ressentiraient lors du passage en voiture. Le tunnel, en question, c’est celui de Jenner : un lieu connu de tous, inscrit dans la ville, assurant la liaison entre ville haute et ville basse. Alors, légende urbaine ou expérience extra-sensorielle, des récits ont été recueillis et certains voyageurs, traversant ce passage, auraient observé des phénomènes étranges. Ils rapportent avoir ressenti comme une force les poussant à accélérer à la sortie du tunnel. Des actes incontrôlés qui pourraient conduire à l’accident, voire à la mort. Qui vient donc hanter ce lieu de passage ? Qui sont ces revenants et ces forces présentes dans le lieu ? Souvent, ce sont les lieux liés à la mort qui sont le théâtre de phénomènes étranges.

Le pavillon des revenants

Le bâtiment disparu, mais autrefois implanté rue maréchal Joffre, que l’on a coutume d’appeler le pavillon des revenants, est un lieu qui a « glacé les sangs de nombreux Havrais » :

« Ce bâtiment effrayait les Havrais : on disait y avoir entendu des bruits de chaînes et vu des fantômes en train de descendre les escaliers », confie Jean-Michel Harel.

Même si les lieux où se produisent de tels phénomènes sont souvent flous, des zones sont identifiées dans la ville : le quartier de l’ancien hôpital Flaubert serait, par exemple, fortement exposé à des présences d’outre-tombe.

Des quartiers hantés par des fantômes

Certains rapportent avoir ressenti des présences dans leur appartement, entendu des bruits et martèlement dans les plafonds, tous les soirs, à heure fixe. Les ampoules auraient éclaté, en même temps, dans un même immeuble, mais dans des appartements différents. Synchronicité, hasard ou hantises ? Comble de l’effroi : des chuchotements et murmures auraient été entendus, alors que toute absence humaine avait été constatée. Une habitante rapporte même avoir retrouvé une trace de main sur un placard de cuisine situé en hauteur : nul n’aurait pu l’atteindre sans escabeau. Aux Gobelins, une bête aurait erré rue d’Epremesnil, non loin de la mare au cercueil, où ledit tombeau entouré de torches se présentait aux passants, invités à soulever le couvercle. Le geste accompli, un bruit monstrueux retentissait, puis rien. Mystère ou fantasme ? Les fantômes ont la peau dure et leurs récits résistent au temps !

Un cas de Poltergeist à Danton, au Havre

C'est dans le quartier Danton, dans un café-restaurant, qu'eut lieu un cas de poltergeist.

C’est dans le quartier Danton, dans un café-restaurant, qu’eut lieu un cas de poltergeist.

Un cas de hantise est bien connu des Havrais versant dans les histoires insolites : un restaurant du quartier Danton aurait été le théâtre de phénomènes étranges dans les années 1970. Un célèbre ouvrage de René Le Tenneur, Magie, sorcellerie et fantastique en Normandie. Des premiers hommes à nos jours, rapporte le récit d’un cas d’esprit frappeur (traduction française de l’allemand Poltergeist, terme bien connu grâce au film éponyme de Tobe Hooper) qui aurait hanté un restaurant du quartier Danton. Dans les années 70, ce café-restaurant aurait été bouleversé par des phénomènes inexpliqués qui se produisaient dans les lieux…

Couverts et verres volaient

Le Tenneur rapporte dans ses écrits que les « assiettes, vitres et verres se brisaient spontanément ». De même, phénomène on ne peut plus impressionnant : les fourchettes quittaient les tables, volant dans la salle de restaurant et risquant de blesser quelqu’un. Les bouteilles, paraît-il, se promenaient au plafond et les objets se projetaient contre les murs ou passaient à travers les vitres. Pour couronner le tout, trois départs d’incendie auraient eu lieu dans la cuisine, sans raisons apparentes. Les phénomènes auraient débuté avec l’arrivée d’un ouvrier anglais, Harold, venu effectuer des travaux de peinture avec son fils de 14 ans.

Un adolescent à l’origine des manifestations

Ce serait ce jeune adolescent qui aurait été le support à la manifestation : un cas de poltergeist classique où les adolescents jouent souvent un rôle. Une fois le garçonnet éloigné, tout rentra dans l’ordre et les étranges vols de couverts et bris de verres ne se reproduisirent pas. Alors que ces événements avaient effrayé la clientèle et que cette histoire de hantise contribuait à la mauvaise réputation de l’établissement, Harold, acteur malgré lui de ces étranges phénomènes générés par sa progéniture, s’étonna de la réaction des Français face au surnaturel : « C’est curieux, ici, les gens se sauvent. Chez nous, en pareil cas, ils auraient fait la queue devant la porte. » Est-ce là la trace d’un héritage so british qui a fait des histoires de fantômes un élément patrimonial ? Peut-être, mais au Havre, ce lieu reste non identifié :  détruit aujourd’hui, il aurait été situé en face du café Le Parloir. Info ou intox ? Le récit demeure et perdure au-delà du temps, signe de la mémoire des murs ?

Un cas célèbre à Dieppe

Outre les loups-garous croisés sur nos terres de légendes, d’autres villes et sites normands abritent des histoires de hantises et phénomènes d’apparitions. Le récit des deux Anglaises à Dieppe est l’un des plus célèbres de la côte normande.
Le 4 août 1951, à Puys, près des plages de Dieppe, alors qu’elles étaient en vacances, Dorothy Naughton et sa belle-sœur, Agnès, se sont retrouvées au beau milieu d’une bataille fantôme. Elles ont été réveillées à 4h du matin par des coups de feu et des hurlements. Durant trois heures, elles sont restées assises et horrifiées, observant une bataille au cours de laquelle les avions ont bombardé la ville balnéaire. Dix ans plus tôt, c’est au même endroit que s’était déroulée l’opération Jubilee, conçue par l’amiral Louis Mountbatten. La bataille de Dieppe fut un tragique échec pour les Alliés. Les deux Anglaises auraient revécu cette épisode tragique de l’histoire, assistant dix ans plus tard à cette bataille. Rêve, projection ? Des fantômes hantent-ils les côtes dieppoises ?

L’abbaye de Mortemer

L'abbaye de Mortemer hantée et exorcisée en 1921 (©Jonathan/Fotolia).

L’abbaye de Mortemer hantée et exorcisée en 1921 (©Jonathan/Fotolia).

Depuis plus de 80 ans, Mortemer est un lieu hanté. Nul ne cache l’histoire et les contes et légendes abrités par les lieux.

« Simple légende, la Garrache, cette femme louve apparue en 1884 à Roger Saborreau ? Mathilde, la dame blanche, femme et rêve la fois, où bien encore, les fantômes des quatre moines massacrés sous la Révolution ? La population refuse d’y croire mais la rumeur y fait sans cesse référence. »

L’Abbaye a été exorcisée en 1921. Aujourd’hui encore, il arrive que les lignes téléphoniques se mélangent, le courant subit des baisses de tension inexplicables malgré les travaux effectués et la venue de spécialistes. Les lieux se visitent encore et sont toujours imprégnés de ces mystérieux épisodes. Si vous vous égarez sur ce magnifique site, qui sait ? Peut-être y croiserez-vous la diaphane Dame blanche, errant toujours sur les traces du passé ?

Laissez-vous tenter par la découverte de ces lieux et quartiers. Les mystères n’appartiennent pas qu’à l’Écosse. Nous avons, nous aussi, nos fantômes !

  • Et vous, croyez-vous aux fantômes ? Avez-vous déjà été témoins de phénomènes paranormaux ? Racontez-nous !
 
Auteur : Solène Bertrand – journaliste à Le Havre Infos – Source : http://www.76actu.fr
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Mise à Jour par Era pour Paranormal à la Une le 10-5-2013 à 00 h 47

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