Montivilliers – Loups-garous. Ces bêtes de légendes en Normandie

La revue Patrimoine normand consacre un dossier aux loups-garous et autres bêtes féroces qui auraient erré en Normandie. L’historien Stéphane William Gondoin part sur leurs traces.

Les forêts normandes abritent-elles des secrets et des bêtes sauvages ? ©Stéphane William Gondoin.

La légende de la bête du Gévaudan a la canine dure. L’animal mystérieux aurait tué, entre 1764 et 1767, plus d’une centaine de personnes en Lozère. Le mythe continue de hanter les esprits. Il n’en fallait pas davantage pour intriguer l’historien de Seine-Maritime, Stéphane William Gondoin, qui consacre un dossier à ce thème :

« Il existe quantité de bêtes du Gévaudan partout en France, et donc aussi en Normandie. Les cas ont simplement été moins “médiatisés” que celui du Gévaudan, et occultés par lui. »

Dans les premiers temps de la chrétienté, l’Église considère cette croyance comme la trace persistante  du paganisme. Seul Dieu décide du sort de l’homme et aucun être ne peut se métamorphoser sans intervention divine, donc les loups-garous ne sauraient exister : 
L’archevêque de Rouen, Saint Ouen, fait pour sa part allusion au pouvoir présumé de la lune : « Dieu a fait la lune pour marquer les temps et tempérer mes ténèbres de la nuit (…) et non pour rendre les hommes fous, comme les sots le pensent, eux qui croient que les démoniaques souffrent à cause de la lune.»»

Dans la forêt des Cinglais, près de Caen, mais aussi à Évreux…

Des récits d’attaques de bêtes jalonnent l’histoire normande :

« Au moins deux cas sont connus, l’un dans la forêt de Cinglais (au-dessous de Caen) puis la forêt d’Évreux dans les années 1632-1634 et un autre dans l’Eure, dans les années 1710. Là, il ne s’agit pas de légendes, mais de faits biens réels : des gens se sont fait croquer. » 
Stéphane William Gondoin évoque aussi une rencontre que le Duc de Normandie Richard II aurait faite : « un bref texte datant de la charnière des XVes et XVIessiècles prête au duc une rencontre peu amicale avec un mort vivant nommé “Gargarouf”‘»

Une légende au pied du pont de Tancarville

La légende la plus proche serait celle de Saint-Samson-de-la-Roque (Eure), au pied du pont de Tancarville :

« L’évêque de Dol (de Bretagne), Saint Samson, passe pour avoir triomphé d’un dragon qui terrorisait les habitants de l’estuaire de la Seine au VIe siècle. »

D’autres récits de varous, vocable par lequel on désigne les loups-garous en Normandie, sont recensés, mais sans faits réels pour venir les étayer. Amateurs de légendes et de sensations fortes, promenez-vous sur les terres normandes et traquez l’étrange. 
Non loin du Havre, s’élevait naguère un mégalithe au carrefour de la Pierre Grise, entre Montivilliers et Saint-Martin-du-Manoir : « Le lieu était fréquenté par des dames blanches. Qui sait si elles n’y dansaient pas avec quelque sorcier un brin varou ? » Brhhh, on frissonne déjà.

  • Infos pratiques : 

    Patrimoine normand, N°84

    Disponible dans les (bonnes) librairies. Prix : 6,75 euros.

Source : 76actu.fr

gif rampe de flammes

Mise à Jour Era pour Paranormal à la Une le 10-5-2013 à 1 heure

paranormal-c3a0-la-une1 (1)

Publicités

2 réflexions sur “Montivilliers – Loups-garous. Ces bêtes de légendes en Normandie

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s